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ZOOM SUR AMBODISAINA, PANGALANES

L’année 2000, nous avons identifié 3 petits villages enfouis entre l’Océan Indien et le Canal des Pangalanes. Non loin de la ville de Tamatave, le chef lieu de la Région Atsinanana, où est basé le Premier Port de Madagascar, ces villages de pécheurs pourtant semblent être perdus…

Avec ma sœur Eliane, nous avions essayé d’entrer en contact avec ces gens, aussi accueillants que gentils comme la plupart des malgaches, assoiffés comme tout le monde de progrès  mais souhaitant  sauvegarder de toute leur force  leur culture, tradition  et mode de vie.

Dans leur case en « falafa » de 10 m², ils n’avaient qu’un matelas, deux petites marmites, quelques ustensiles de cuisines, des vêtements usés en très mauvais état et comme seul matériel de luxe et outil de travail pour nourrir la petite famille, un filet à poisson troué dans tous les sens, que le père de famille essaie tant bien que mal de rafistoler.

    


Ils ne se plaignaient même pas, au contraire, c’était avec une grande joie que la mère de famille nous proposait de partager ses repas, un bouillon de manioc en guise de déjeuner , c’était à 2 heures de l’après-midi, l’heure du retour du père de famille  qui partait pêcher en mer depuis 3 heures de matin .Ce dernier, tout sourire, comptait les poissons qu’il venait  de pêcher, entouré de tous ses enfants, heureux, comme lui, mais combien y en avait-il ? Deux ? Pas beaucoup en tout cas…Paraît-il que c’est facilement le double pendant la saison de pêche.

Les larmes aux yeux, nous sommes rentrés en jurant à nous-mêmes que nous allions revenir, pour quoi faire ? nous ne savions pas encore…mais nous allions revenir…


VILLAGE FLEURI

Deux ans après, voilà ce que nous avions pu faire au bout de ces deux années: Le Village de Tapakala était lauréat d’un concours que nous avions organisé auprès de quelques villages sur un concours de village fleuri. Beaucoup de temps et d’efforts ont été engagés pour pouvoir enfin arriver à ce résultat. Il fallait sensibiliser les gens de l’importance des fleurs, de la propreté pour que leur village soit attrayant et apprécié des visiteurs.


VILLAGE DE PÊCHEURS TYPIQUE

Ambodisaina est devenu la typique de village de pêcheurs car nous étions parvenus au bout de quelques années à convaincre les tours opérateurs et les simples visiteurs à se déplacer pour valider notre projet. Plusieurs touristes s’étaient succédés,  des croisiéristes en centaine, mais le village n’évoluait pas, il n’y avait aucun profit pour la population, ou très peu. Qu’espère-t-on avoir, effectivement, les touristes ne font que passer une ou deux heures de temps, il n’y avait pas eu lieu de contact, ni de partage.


VILLAGE DE VACANCES

Nous avions finalement décidé d’ouvrir un village de vacances, et cela semblerait être la bonne formule, pour développer le village: former les jeunes locaux pour les services, les animations folkloriques, les spectacles de lutte traditionnelle, les massages traditionnelles avec les huiles essentielles produites localement, les balades en pirogue ou en radeau, de vrais contacts et échanges directs avec les touristes qui ne demandent qu’à approcher et connaître les quotidiens de la population.

Des projets de formation en agriculture et petit élevage sont en cours, le village pourrait approvisionner le Village de vacances en nourriture au bonheur des visiteurs qui cherchent des produits frais et bio du terroir et seront heureux de savoir que les villageois vont profiter directement de leurs passages.

 

«…Un  voyage est dit SOLIDAIRE lorsque tout est mis en oeuvre pour favoriser un réel échange avec les populations locales.

L'humain est donc au cœur de l'aventure et une partie du prix du voyage permet de soutenir un projet de développement local.

Le Tourisme Solidaire cherche à inscrire ses actions de SOLIDARITE dans la durée en s'assurant de leur bon accomplissement et de la pérennisation de chacune…»

BABEL VOYAGES